lundi 10 mars 2008
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mercredi 13 février 2008
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dimanche 27 janvier 2008
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mercredi 23 janvier 2008
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Respect de la diversité
dimanche 20 janvier 2008
Lancement de la campagne
Edmond Hervé, en bon capitaine, a lancé le signal de départ : la campagne est ouverte.
Il ne croit ni aux apparitions, ni aux miracles, ce qui lui fournira un bon sujet d'échange avec son dauphin Daniel Delaveau, ancien journaliste à Témoignage Chrétien, même si celui-ci n'aime pas les "ni...ni". Il aurait pu dire qu'il ne croyait pas à la génération spontanée, dans une référence laïque à Pasteur, qui a donné son nom au pont principal de Rennes. Non : il a préféré un mot qui évoque peu subtilement Lourdes et la Vierge : les croyants apprécieront ce genre d'ironie. Mais c'est décidément une habitude chez les dirigeants du PS : dès que surgit un nouveau venu, surtout au féminin, le persiflage commence : "dame blanche", "mystique", "Jeanne d'Arc" et compagnie : vieille rengaine bien connue de Madame Royal.
Edmond Hervé donc, ne croit pas aux apparitions subites en politique. Discret conseiller général, sans expérience de la gestion d'une ville, il s'est en 1977 emparé de la mairie par surprise et entend sans doute se réserver ce privilège historique. J'ajoute que je trouve étrange une telle conception de l'histoire dans la bouche d'un homme de progrès : alors pour un socialiste, ne peut exister que ce qu'il a prévu et programmé ? L'imprévu n'arrive jamais parce qu'il était imprévisible. Bref : l'histoire est une éternelle reproduction et reconduction des pouvoirs en place? Bref, puisque Monsieur Hervé semble goûter les allusions, s’il ne croit pas aux apparitions, moi je ne crois pas que l'histoire soit écrite d'avance dans un quelconque Grand Livre, fût-ce la Bible antique des socialistes : je crois au changement et à l'intelligence des citoyens, je crois à l'esprit rennais d'initiative, de dialogue et de créativité.
La campagne est donc ouverte, à l'ancienne par le Grand Ancien, et sur un ton qui me désole.
Je respecte profondément Monsieur Hervé. Je le respecte parce que je suis rennaise : comme les Rennais, et comme les bretons, j'ai un sens profond du travail accompli et je sais le reconnaître. Mais, comme citoyenne, comme femme et comme candidate, j'entends aussi être respectée. Je propose donc que, dès le début de partie, on en finisse avec ces jeux polémiques archaïques, et qu'on se place sur le terrain des vraies questions et non pas des "piques" et des "petites phrases".
Les vraies questions de fond que j'adresse au candidat officiel de l'Union de la Gauche Daniel Delaveau qui, normalement, devrait mener lui-même sa campagne, les voici :
La situation de Rennes est paradoxale. Pour son avenir, Rennes peut s'appuyer sur des acquis solides en matière d'éducation et de formation, de logement social et de mixité, de développement économique et de technopoles. Rennes peut s'appuyer surtout sur un potentiel humain extraordinaire dans tous les domaines d'activité (entrepreunerial, scientifique, associatif, culturel etc...) et pourtant... Ce potentiel est sous-exploité. Les Rennais ne sont pas écoutés (réellement écoutés). Il y a un malaise, une inquiétude, un flottement : le sentiment très fort qu'un changement est nécessaire.
Mais lequel ? Et avec qui ? sur quel projet ? voilà LA question qui doit être au centre du grand débat démocratique que les citoyens attendent avec impatience : enfin, on va se parler, s'écouter et choisir.
Oui, notre ville est à un tournant, à un carrefour où il ne faut pas se tromper de route, celle du nouveau siècle.
Puisqu'il souhaite apparemment prendre en main ce débat, nous demandons à Edmond Hervé, très clairement : êtes-vous d'accord pour dire que, depuis quelques années, en dépit de ce qui a été fait depuis trente ans, Rennes est en panne? Nous, nous le pensons et le dirons de manière très courtoise et franche, très concrète, comme il se doit entre démocrates qui se respectent.
Pour ce vrai débat démocratique, je suis disponible. Pour les petits jeux politiciens, non.